L'Avant Match L’âme du MOC, Enzo Fischer, décrypte le duel face au leader

À quelques jours du choc contre le leader du championnat ce samedi 18 avril, nous sommes allés à la rencontre d’Enzo Fischer. Joueur emblématique et mémoire vive du MOC Handball, il nous livre son analyse sur la forme du groupe et les ambitions du club pour cette fin de saison électrique.

Comment te sens-tu physiquement et mentalement actuellement ?

Physiquement, ça va. On essaie tous de gérer au mieux cette fin de saison qui est toujours exigeante pour les organismes. Mentalement, je me sens bien aussi. On a un groupe soudé, et ça aide énormément à rester concentré et motivé pour les derniers objectifs.

Après la victoire à domicile il y a deux semaines, quel est l’état d’esprit de l’équipe aujourd’hui ?

Cette victoire nous a fait un bien fou, surtout devant notre public. Elle a redonné une vraie dose de confiance au vestiaire. On sent que tout le monde est impliqué : on a tous à cœur de finir la saison en beauté.

Comment s’est passée la semaine d’entraînement ? Sur quoi avez-vous insisté ?

La semaine a été très sérieuse. On a ciblé nos points faibles des derniers matchs, notamment la rigueur défensive et la gestion de nos temps forts. L’idée, c’est vraiment d’être plus constants sur les 60 minutes de jeu.

Vous êtes actuellement 7e au classement. Quel bilan fais-tu à ce stade de la saison ?

C’est un bilan un peu mitigé. On sait qu’on aurait pu gratter plus de points sur certains matchs qui nous ont échappé. On a eu pas mal de blessures qui ont freiné notre dynamique, mais malgré ça, on est toujours dans la course. À nous de bien terminer le travail.

Selon toi, qu’est-ce qui explique ces résultats parfois irréguliers ?

Les blessures, clairement. Ça casse les automatismes et ça nous oblige à nous adapter en permanence. Mais ce n’est pas une excuse : on doit aussi apprendre à mieux gérer les moments clés, l’argent du match, pour faire basculer les scores en notre faveur.

Tu es l’un des plus anciens du vestiaire. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

C’est une fierté ! Ça fait un moment que je suis là et j’ai vu le club évoluer, grandir… Ça rend mon parcours ici encore plus spécial. Je me sens vraiment chez moi.

Justement, quelle évolution as-tu remarquée depuis ton arrivée ?

Le club s’est énormément structuré. Le niveau a progressé, que ce soit sur le terrain ou dans l’organisation en dehors. Aujourd’hui, on est portés par un projet plus ambitieux, et ça se ressent dans notre quotidien de joueurs.

Est-ce que tu essaies de transmettre cette expérience au groupe dans les moments compliqués ?

Oui, forcément. Quand on a connu différentes périodes, on peut rappeler aux gars que rien n’est jamais acquis, mais aussi que tout est possible. L’histoire du club montre qu’avec du cœur, on peut accomplir de grandes choses ensemble.

Ce week-end, vous affrontez le leader, Draguignan. Quel est ton regard sur cette équipe ?

C’est du solide. Ils méritent leur place : ils sont réguliers et complets sur tous les postes. On sait que ce sera un énorme combat, un vrai test pour nous.

Quelle sera la clé pour aller chercher l’exploit et la victoire ?

Il faudra être intraitables en défense, limiter les pertes de balles et surtout… jouer libérés ! Si on met de l’intensité et qu’on reste soudés du début à la fin, on peut rivaliser avec n’importe qui.

Un dernier mot pour les supporters ?

Un grand merci pour votre soutien constant. On a besoin de vous, encore plus sur ce genre de match au sommet. On va tout donner sur le terrain pour vous faire vibrer !

Entre expérience, lucidité et amour du maillot, Enzo Fischer incarne parfaitement l’état d’esprit du MOC Handball. Samedi, face au défi Draguignan, le groupe semble prêt à répondre présent, porté par une dynamique retrouvée et l’envie de bousculer la hiérarchie.