L'Avant Match Martin Isola : « Plaisir, aventure et bienveillance » avant sa dernière à domicile

Ce samedi 6 juin à 19h00, le MOC Handball disputera son dernier match à domicile de la saison face à Mulhouse. Une rencontre particulière pour Martin Isola, qui s’apprête à vivre ses derniers instants sous les couleurs du club au Gymnase Atalante. Avant ce rendez-vous, il revient sur son état d’esprit, la dynamique de l’équipe, ses souvenirs marquants au club et le message qu’il souhaite adresser à ses coéquipiers comme aux supporters.

Comment vas-tu physiquement et mentalement actuellement ?

Écoute, physiquement, ça va. Ça va plutôt bien malgré la fin de saison. Les corps tiennent toujours, je touche du bois. Mentalement aussi, je trouve que ça va bien. Globalement, l’équipe va plutôt bien également. On enchaîne pas mal de victoires sur cette fin de saison et il y a toujours une bonne ambiance dans le groupe. On est prêts pour samedi, donc mentalement ça va et physiquement aussi.

Le week-end dernier, vous avez réalisé une nouvelle belle performance. Selon toi, qu’est-ce qui a fait la différence ?

Franchement, on a quelque chose à l’extérieur cette saison. Je crois qu’on en est à neuf victoires en douze matchs de championnat à l’extérieur. Il me semble qu’il n’y a que Draguignan et nous qui avons ce bilan. Je pense qu’à l’extérieur, on est vraiment très centrés sur nous-mêmes. J’ai l’impression qu’on n’a rien à perdre. En face, Val-d’Oise avait quand même la pression de devoir gagner pour jouer la montée en ProLigue. Nous, on était assez libérés. C’est ce qui a fait la différence. On est restés très soudés et on a su tenir jusqu’au bout.

Après plusieurs saisons au MOC, quand tu repenses à toutes ces années, quel est le premier souvenir qui te vient en tête ?

Je pense à mon premier match au Gymnase Atalante, lors de ma première saison. C’était notre première victoire à domicile et j’avais entendu dire qu’en cas de succès, tout le monde chantait à la fin du match. Sauf que je ne savais absolument pas ce qu’il fallait chanter ! Personne ne me l’avait expliqué, donc j’ai dû apprendre sur le moment. C’était assez drôle. Je me retrouvais au milieu de tout le monde, à les voir chanter, et moi j’essayais simplement de suivre sans connaître les paroles. Franchement, c’était un super moment et c’est là que j’ai compris à quel point ce club était riche humainement et attaché à ses traditions.

Qu’est-ce que le club t’a apporté, aussi bien sur le plan sportif que sur le plan humain ?

Sur le plan sportif, je dirais que le club m’a apporté beaucoup de maturité. J’ai réussi à me développer et à comprendre que je suis performant lorsque je prends du plaisir sur le terrain. C’est vraiment ici que j’ai commencé à jouer de cette manière, avec cette liberté-là. Humainement, c’est aussi quelque chose de très fort. C’est rare de rencontrer des personnes aussi bienveillantes et aussi investies dans ce qu’elles font. Au sein du club, tout le monde donne beaucoup de lui-même. Ça donne envie de jouer avec plaisir, mais aussi pour toutes ces personnes qui s’investissent au quotidien. Franchement, c’est quelque chose de très précieux.

Si tu devais résumer ton aventure au MOC en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

Je dirais : plaisir, aventure et bienveillance. Ce sont vraiment les trois mots qui résument le mieux tout ce que j’ai vécu ici.

Y a-t-il un joueur ou un membre du staff qui t’a particulièrement marqué durant ton parcours au MOC ?

Je vais citer Vladimir Perisic, « Vlado », l’entraîneur des gardiens, qui s’entraîne parfois avec nous et joue encore de temps en temps. Déjà, c’est un ancien du MOC et il a eu une très belle carrière, notamment en Division 1 puis à Sélestat. Ce qui m’impressionne le plus chez lui, c’est qu’il n’a rien perdu. C’est vraiment incroyable. C’est quelqu’un de formidable, mais aussi un véritable compétiteur. Sur le terrain, c’est un battant et ça se voit tout de suite. Il apporte énormément de choses, aussi bien en dehors que sur le terrain. Et puis, honnêtement, il a toujours un niveau impressionnant. C’est encore très compliqué de marquer contre lui.

Quel message aimerais-tu transmettre à tes coéquipiers avant ce dernier rendez-vous à domicile ?

Je leur dirais de continuer comme on l’a fait tout au long de ces saisons. Il faut préparer ce match comme d’habitude, avec sérieux, pour aller chercher une dernière victoire à domicile. Et surtout, il faut qu’on profite une dernière fois ensemble, qu’on se fasse plaisir sur le terrain et qu’on vive pleinement ce moment.

Et quel message souhaites-tu adresser aux supporters ?

J’aimerais leur dire de donner de la voix pour cette dernière rencontre de la saison. Cette année a parfois été un peu plus compliquée, notamment à domicile, où nous n’avons pas forcément eu la même dynamique que la saison dernière. Mais malgré tout, leur soutien nous a toujours aidés lorsque la salle poussait derrière nous. Ce serait vraiment chouette qu’ils soient encore plus nombreux à encourager l’équipe et à faire du bruit pour ce dernier match à la maison.

Selon toi, quel sera le facteur clé pour aller chercher la victoire face à Mulhouse ?

Je pense qu’il faudra avant tout rester concentrés sur nous-mêmes. La victoire se jouera surtout dans la manière dont on abordera le match. Les fins de saison sont toujours un peu particulières et mentalement, ce n’est pas toujours simple. Il faudra rester très soudés, être solides défensivement et réussir à monter les ballons rapidement. L’idée, c’est de jouer notre jeu, celui qu’on propose depuis le début de la saison, en appliquant les consignes avec rigueur. Pour moi, la clé sera simple, défendre fort et jouer vite.

Si ce samedi devait être le dernier souvenir que les supporters gardent de toi à Atalante, qu’aimerais-tu leur montrer sur le terrain ?

J’aimerais qu’ils voient un joueur qui prend du plaisir sur le terrain. Quelqu’un qui joue avec le sourire, mais qui reste toujours un battant. Bien sûr, gagner est important, mais au fond, ça reste un jeu. J’aimerais que les supporters voient que je prends du plaisir à partager ces moments avec mes coéquipiers et avec eux. Jouer à Atalante, c’est toujours particulier grâce à l’ambiance qu’il y a autour de l’équipe. Si c’est le dernier souvenir qu’ils gardent de moi ici, alors j’aimerais qu’ils retiennent ce plaisir, cette énergie et cette envie de partager quelque chose ensemble.

Samedi, au-delà de l’enjeu sportif, c’est aussi une page qui se tourne pour Martin Isola. Après plusieurs saisons sous les couleurs du MOC, Martin espère conclure cette aventure à domicile de la plus belle des manières : avec une victoire, du plaisir et une salle Atalante portée par la voix de la MOC Family.


Rendez-vous ce samedi à 19h00 pour pousser nos Bleus une dernière fois à domicile cette saison face à Mulhouse